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Furtwängler – Beethoven Symphonie n°9 Op125 Bayreuther Festspiele Bayerischer Rundfunk 29 Juli 1951 – BIS Edition SACD & Téléchargement

Beethoven Symphonie n°9 Op125 Das Festspielorchester – Das Festspielchor Bayreuth

Elisabeth Schwarzkopf, Elisabeth Höngen,Hans Hopf, Otto Edelmann

Dir: Wilhelm Furtwängler

La firme suédoise BIS vient d’éditer en SACD hybride (BIS-9060) et également sous forme de téléchargement HD (24 bits/96 KHz) la captation par la Radio Suédoise de la retransmission en direct de ce concert par la Radiodiffusion Bavaroise (Bayerischer Rundfunk), qui de manière inattendue a été conservée dans ses Archives.

On sait que l’édition discographique par EMI résulte d’un montage provenant, selon Henning Smidth, en grande partie des répétitions et pour partie seulement du concert du 29 juillet. Il devrait s’agir des répétitions du matin et de l’après-midi du concert, car le 27, jour d’arrivée de Furtwängler à Bayreuth et le 28, les premières répétitions ont eu lieu dans une autre salle (voir la photo ci-dessus) à l’acoustique différente et, selon Klaus Lang, avec une disposition de l’orchestre un peu différente de celle du concert pour lequel une disposition classique a été adoptée.

Pour ce premier Festival d’après-guerre, l’orchestre comprenait, en son plein effectif qui n’est certes pas déployé ici, 150 musiciens provenant de 40 orchestres différents de l’Allemagne de l’Ouest (BRD), y compris Berlin, et de l’Allemagne de l’Est (DDR). Pour la Neuvième Symphonie, le chœur comprenait 150 choristes, issus des Opéras allemands, et il était renforcé par 110 choristes originaires de Bayreuth. L’ensemble des musiciens était disposé sur le plateau et sur la fosse d’orchestre, recouverte pour l’occasion. On imagine quel tour de force cela représentait du point de vue de la direction d’orchestre que de monter en si peu de temps une telle exécution avec autant de musiciens provenant de lieux aussi divers jouant pour la première fois ensemble.

I- Les échanges entre Wilhelm Furtwängler et Wieland Wagner:

Wieland Wagner a pu seulement obtenir de Furtwängler qu’il dirige à Bayreuth cette Neuvième Symphonie. Il a de plus refusé d’en diriger une deuxième exécution le 20 août.

Concernant les solistes, Wieland Wagner n’a pas réussi à le convaincre (lettres des 5 février et 24 mars 1951), Anton Dermota souhaité par Furtwängler n’étant pas envisageable, de choisir Wolfgang Windgassen et George London qu’il trouvait meilleurs, à la place de Hans Hopf (qu’il qualifie de « Naturbursche ») et Otto Edelmann qui devaient de plus répéter et chanter juste après dans les Meistersinger. Pour la Neuvième, leur heure viendra plus tard, en 1954 avec Furtwängler pour Windgassen, et en 1963 avec Karl Böhm pour London.

II- La retransmission en direct par la Radiodiffusion Bavaroise:

Le concert a été retransmis en Allemagne par la Bayerischer Rundfunk (Munich) et par la SDR (Stuttgart); en Autriche par la RAVAG (Radio Wien Sender II), le Sendergruppe Alpenland (émetteur de la zone d’occupation britannique) et le Sendergruppe West (émetteur de la zone d’occupation française); en France par la RTF (Chaîne Nationale); et en Suède par la Sveriges Radio (Stockholm, Hörby).

La haute qualité technique de cette transmission est probablement due au fait que la Radio Bavaroise disposait depuis le 18 août 1950 d’un émetteur en Modulation de Fréquence (FM ou UKW). La raison en était qu’après la guerre, les forces d’occupation alliées ont réquisitionné un certain nombre de fréquences en  Modulation d’Amplitude (AM), et dès lors, la seule solution trouvée par les radios allemandes pour compenser cette pénurie de fréquences a été la FM, d’où une paradoxale avance technique. En effet, dans les autres pays, ce n’est que vers 1954-1955 que cette technique s’est imposée. On remarquera cependant que dans certains pays, dont la Suisse, une technique permettant une réception de meilleure qualité que la AM était la télédiffusion. Elle permettait aux abonnés de recevoir la modulation par câble sur leur ligne téléphonique.

III- La réception et la fixation par la Radio Suédoise (Sveriges Radio):

Pour voyager de Bayreuth à Stockholm, la modulation a dû (via Munich) cheminer par des câbles sur une très longue distance, en passant à travers un grand nombre de relais pour ré-amplifier le signal qui s’atténue en fonction de la distance.

La Radio Suédoise disposait depuis longtemps déjà de Magnétophones AEG K4 (R22), mais pour conserver les enregistrements, elle se servait de disques 33t. à gravure directe, une technique américaine qu’elle utilisait déjà pendant la guerre pour échanger avec les Radios américaines. Le concert que Furtwängler a donné à Stockholm le 25 septembre 1950 avec le WPO a encore été conservé avec cette technique.

A la Radio Suédoise pendant la guerre: de gauche à droite: Henrik Hahr et l’ingénieur du son Hans Sjöström

La Radio Suédoise était également équipée d’enregistreurs à bandes métalliques dénommés Blattnerphone ou Marconi-Stille, et selon les informations connues, les disques à gravure directe des concerts donnés par Furtwängler à Stockholm en 1942-43 avaient été réalisés à partir de telles bandes. Cependant, l’analyse des caractéristiques techniques de ce matériel tant du point de vue de la dynamique que de la bande passante en font douter.

En 1951, la Radio Suédoise a commencé à utiliser les magnétophones modernes pour conserver des enregistrements et c’est à cette évolution que l’on devrait cet étonnant document. Qu’en est-il vraiment?

IV- La publication par BIS en SACD et téléchargement HD:

L’ enregistrement publié par BIS comporte la totalité de l’émission y compris les annonces radio et les applaudissements:

Le site HighResAudio permet de consulter le livret en ligne.

Le livret du SACD BIS porte la mention: Original format: analogue mono tape, digitized by Swedish Radio in 24-bit / 96 kHz, mais il ne donne aucune précision. Notons que BIS a eu l’excellent idée de proposer le document tel quel sans aucun traitement, ni filtrage d’aucune sorte.

Cependant, si on entend bien des bruits électroniques caractéristiques d’une transmission longue distance par câble, on entend également des bruits de surface caractéristiques d’une gravure sur un support mécanique. Par conséquent, la bande numérisée par BIS est très probablement une retranscription à partir du support d’origine (disques ou bande Philips-Miller) qui s’avère de toutes façons incomparablement supérieur à celui qui a servi à fixer le concert du 25 septembre 1950*.

La qualité technique du document proposé par BIS est surprenante, que ce soit du point de vue de la définition, notamment l’ambiance de salle, de la dynamique (très importante) que de la bande passante. Une comparaison montre ce document comme étant presque aussi bon que la meilleure publication de la bande de la Bayerischer Rundfunk, à savoir le superbe (et également dépourvu de traitement) SACD WFHC-030 du Wilhelm Furtwängler Center of Japan, et les bruits de fond provenant tant de la transmission que du support s’avèrent étonnamment faibles. Les défauts analogiques introduits par la transmission longue distance préservent l’intégrité de la musicalité du son (il suffit d’écouter la finesse de définition de l’énoncé pianissimo du thème à 3’05 dans le Finale), alors qu’un traitement numérique de réduction de bruit de fond, même modéré, s’il avait été utilisé, aurait détérioré audiblement la musicalité du son. De la part de BIS, une magistrale leçon de musique et de psycho-acoustique!

* On note cependant dans le Finale une nette dégradation de la qualité du son à partir de l’entrée du ténor.

A la fin du concert, Furtwängler sert la main du Dr. Franz Strauss, le fils de Richard Strauss

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Furtwängler – Beethoven Symphony n°9 Op125 Bayreuther Festspiele Bayerischer Rundfunk 29 Juli 1951 – BIS Edition SACD & Download

Beethoven Symphony n°9 Op125 Das Festspielorchester – Das Festspielchor Bayreuth

Elisabeth Schwarzkopf, Elisabeth Höngen,Hans Hopf, Otto Edelmann

Dir: Wilhelm Furtwängler

The Swedish record company BIS has recently issued both as a Hybrid SACD (BIS-9060) and as a Hi-Res download (24 bits/96 KHz) the recording made by the Swedish Radio of the Bavarian radio (Bayerischer Rundfunk) live broadcast of this concert, which has unexpetedly survived in its Archives.

It is known that the EMI issue is an edited version which, according to Henning Smidth, is comprised mostly of rehearsals and only partly of the July 29 concert. Said rehearsals are most probably those held on the morning and on the afternoon of the concert, because on July 27, the day Furtwängler arrived at Bayreuth, and on the 28, the first rehearsals took place in another acoustically different hall (see the picture above) and, according to Klaus Lang, with a somewhat different orchestral setup than the classical one for the concert.

For this first postwar Festival, the orchestra was comprised of a total number of 150 musicians, of course not all of them playing here, coming from 40 different orchestras from West Germany (BRD), including Berlin, and East Germany (DDR). For the Ninth Symphony, the choir was comprised of 150 choristers from the German Operas, augmented by 110 choristers coming from Bayreuth. All these musicians were assembled on the stage and on the covered orchestral pit. One easily imagines what tour de force it meant from the point of view of conducting technique to built up in such a short time this performance with such a huge number of performers coming from so many places and who had never played together.

I- The letters between Wilhelm Furtwängler and Wieland Wagner:

Wieland Wagner could only obtain from Furtwängler to conduct in Bayreuth this Ninth Symphony. He also refused to conduct a second performance on August 20.

As to the soloists, Wieland Wagner did not succeed in convincing him (letters of February 5 and March 24, 1951), while Anton Dermota who was Furtwängler’s choice was not vailable, to choose Wolfgang Windgassen and George London he thought would be better, instead of Hans Hopf (whom he called « Naturbursche ») and Otto Edelmann who moreover had to rehearse and sing soon after in Meistersinger. For the Ninth, their day was to come later, in 1954 with Furtwängler for Windgassen, and in 1963 with Karl Böhm for London.

II- The live broadcast by the Bavarian Radio:

The concert was broadcast in Germany by the Bayerischer Rundfunk (Munich) and by the SDR (Stuttgart); in Austria by RAVAG (Radio Wien Sender II), Sendergruppe Alpenland (broadcasting stations of the British occupation zone) and Sendergruppe West (broadcasting stations of the French occupation zone); in France by RTF (Chaîne Nationale); and in Sweden by Sveriges Radio (Stockholm, Hörby).

The high technical quality of this transmission is probably due to the fact that the Bavarian Radio had since August 18, 1950 a Frequency Modulation (FM or UKW) broadcasting station. The reason was that, after the war, the Allied occupation forces had requisitioned a certain number of Amplitude Modulation (AM) frequencies, and thus, the only solution found by the German Radios tto overcome the shortage of frequencies was FM, hence a paradoxical technical advance. Indeed, in other countries, it was not before 1954-1955 that this technique was implemented. In other countries, like Switzerland, there already existed a technique allowing a better quality than AM, namely telediffusion. It allowed to subscribers to receive the broadcast signal by cable on their telephone line.

III- The reception and recording by the Swedish Radio (Sveriges Radio):

To travel from Bayreuth to Stockholm, the broadcast signal had to travel (via Munich) through cables over a very long distance, and to go through a great number of relay stations to re-amplify the signal to compensate for the attenuation of the signal along the cable.

The Swedish Radio had since long AEG Magnetophones K4 (R22), but to keep the recordings, it rather used 33rpm direct cuttting discs, a US technique it already used during the war to exchange with the US Radios. The concert Furtwängler gave in Stockholm on September, 25 1950 with the WPO was still archived using this technique.

Swedish Radio during the war. From left to right: Henrik Hahr and recording engineer Hans Sjöström

The Swedish Radio also had steel tape recorders called Blattnerphone or Marconi-Stille, and the known information was that the direct cutting discs of the Furtwängler Stockholm concerts given in 1942-43 had been transferred from such tapes. However, the analysis of the technical data of this equipment both from the point of view of dynamics and bandpass makes this idea moot.

In 1951, the Swedish Radio started using modern tape recorders to keep recordings and it is to this evolution that this astonishing document is supposed to be due. Is it really true?

IV- The publication by BIS as SACD or Hi-Res download:

This recording as published by BIS is comprised of the complete broadcast including the announcements and applause:

The site HighResAudio allows to read the booklet online:

The BIS booklet bears the mention: Original format: analogue mono tape, digitized by Swedish Radio in 24-bit / 96 kHz, without any other information. Note however that BIS had the excellent idea of proposing the document « as is », namely without any treatment or filtering whatsoever.

However, if electronic noise characteristic of a long distance transmission is heard, surface noise characteristic of the cutting of a mechanical surface is also present. As a consequence the tapes digitized by BIS are most probably a transfer from an original support (discs or Philips-Miller tape) which anyway is vastly superior to the one that was used soon before for the said concert of September 25, 1950*.

The technical quality of the document proposed by BIS is surprising, from the point of view of definition, especially hall ambiance, dynamics (quite huge) as well as bandpass. A  comparison shows this document as being almost as good as the best issue of the tape from the Bayerischer Rundfunk, namely the superb (and also unprocessed) SACD WFHC-030 (Wilhelm Furtwängler Center of Japan), and the background noise from transmission and from the support have an astonishing low level. The analog defects from the long distance transmission preserve the integrity of the musicality of the sound (hear the subtelty of the pianissimo playing of the theme at 3’05 into the Finale), whereas an even moderate digital noise reduction treatment, had it been applied, would have damaged the musicality of the sound. From BIS, a masterful lesson of music as well as of psycho-acoustics!

* There is however in the Finale an important loss of sound quality after the tenor entry.

At  the end of the concert, Furtwängler shakes hands with Dr. Franz Strauss, son of Richard Strauss

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Günther Ramin & Karl Straube à Paris en 1938

Johann Sebastian BACH

27 & 29 octobre 1938  (Eglise St-Eustache) Matthäus Passion: Karl Straube Thomanerchor Orchestre de la Société Philharmonique de Paris

19 décembre 1938 (Salle Pleyel) Weihnachts-Oratorium: Günther Ramin Philharmonisches Chor (Berlin) Orchestre de l’Association des Concerts  Pasdeloup 

L’Oratorio de Noël (Weihnachts-Oratorium) est l’oeuvre que Günther Ramin a le plus dirigé. En décembre 1938, alors qu’il était directeur du Chœur Philharmonique de Berlin depuis 1935 à la suite de Carl Schuricht, il l’a donné au cours d’une tournée européenne. Le programme du concert parisien, le 19 décembre à la Salle Pleyel, mentionne une audition intégrale avec 180 chanteurs et en tout 250 exécutants.

Le concert a eu beaucoup de succès: « La séance s’acheva au milieu d’acclamations enthousiastes. Comme la foule ne se décidait pas à céder la place, M. Ramin dut faire répéter un numéro de la partition » (Maurice Imbert).

Il se trouve que le Cantor de Leipzig Karl Straube, précurseur en matière de style d’interprétation, est venu diriger une exécution intégrale de la Passion selon Saint-Matthieu en deux concerts à l’Eglise Saint-Eustache, les 27 et 29 octobre 1938,  avec en tout et pour tout 68 choristes du Thomanerchor et les musiciens de l’Orchestre de la Société Philharmonique de Paris en formation de chambre. Le vieux maître Straube était à l’époque bien en avance sur son disciple. Critique de Maurice Imbert: cliquer ICI

Par ailleurs, la lecture de la critique, très positive d’ailleurs, du concert de Günther Ramin, signée par Maurice Imbert dans le numéro du 30 décembre 1938 de la revue « L’Art Musical » montre que, par intégrale de l’Oratorio de Noël, il fallait entendre les trois premières « journées », qui sont en effet consacrées à la période de Noël, alors que les trois suivantes célèbrent en fait le nouvel An. Critique de Maurice Imbert: cliquer  ICI

La pratique de donner les seules trois premières Cantates se retrouvera ensuite après-guerre dans les concerts donnés chaque année en décembre par Ramin avec le Thomanerchor de Leipzig, ainsi que dans l’enregistrement effectué à Hambourg en décembre 1955 avec bien sûr des effectifs choraux bien moins importants et un orchestre de chambre.

Cet enregistrement, le seul en stéréo de G. Ramin, est disponible ici: 

https://concertsarchiveshd.fr/gunther-ramin-i-bach-weihnachts-oratorium-kantate-1-3-stereo/

The Christmas Oratorio (Weihnachts Oratorium) is the work Günther Ramin most conducted. In December 1938, during his tenure as Director of the Berlin Philharmonic Choir that started in 1935, following Carl Schuricht, he performed it during an European tour. The program of the concert in Paris, on December 19 at Salle Pleyel, mentions a complete performance with 250 musicians, including 180 singers.

The concert met with great success « The event ended in the midst of enthusiastic acclaims. As the crowd would not leave, M. Ramin had to give an encore » (Maurice Imbert)

It happens that Karl Straube, the Cantor of Leipzig, then well ahead of time as regards performance practices, came to conduct at the church « Saint-Eustache » a complete performance in two concerts of the Matthäus Passion (October 27 and 29 1938), with no more than 68 choristers from the Thomanerchor and a chamber orchestra comprised of members of the « Orchestre de la Société Philharmonique de Paris ». Straube, the master, was then well in advance of his young disciple Ramin. Review by Maurice Imbert: click HERE

Moreover, the very positive review of Günther Ra.min’s concert written  by Maurice Imbert in the December 30, 1938 issue of « L’Art Musical » tells us that, for the Christmas Oratorio, complete performance meant the first three « days », that are dedicated to the Christmas period, whereas the three next ones indeed celebrate the New Year. Review by Maurice Imbert: click HERE

The practice of performing only the first three cantatas was again in force after the war in the concerts given each december by Ramin and the Leipzig Thomanerchor, as well as in the recording made in December 1955 with of course a much smaller choir and a chamber orchestra.

This recording, the only in stereo by G. Ramin, is available here:

https://concertsarchiveshd.fr/gunther-ramin-i-bach-weihnachts-oratorium-kantate-1-3-stereo/

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Dimitri Mitropoulos – The Complete RCA and Columbia Album Collection (Sony Classical)

On n’osait plus l’espérer, mais SONY Classical vient d’annoncer la parution en avril 2022 d’un important coffret regroupant tous les enregistrements réalisés par Dimitri Mitropoulos pour Columbia et RCA.

Pour certains enregistrements, notamment des concertos avec Isaac Stern et Zino Francescatti, le coffret comporte également à titre de complément des enregistrements dirigés par d’autres chefs. 

Le coffret propose les extraits de Boris Godounov enregistrés pour le « Book of the Month Club », mais on n’y trouve cependant pas les autres enregistrements réalisés pour d’autres éditeurs, à savoir notamment:

-Bach-Casella Chaconne & Malipiero Symphonie n°7 « Delle Canzoni » RAI Orch. Torino (Cetra Soria)

-Prokofiev Ouverture sur des Thèmes Hébreux Op.34 & Quintette en sol majeur Op.39 Howard Swanson Night Music  D. Mitropoulos, cond. « The New York Ensemble of the Philharmonic Scholarship Winners » (US Decca).

-Puccini Madama Butterfly (abrégé) Dorothy Kirsten, Mildred Miller, Daniele Barioni – Metropolitan Opera Orchestra (Book of the Month Club)

-Puccini Tosca (intégrale) avec Dorothy Kirsten, Daniele Barioni, Frank Guarrera, Salvatore Baccaloni  – Metropolitan Opera Orchestra (Book of the Month Club)

-Schoenberg Serenade Op.24 Warren Galjour, Baryton, Louis Krasner, Ralph Mersh, Seymour Barab, Clark Brody, Eric Simon, Sal Piccardi, John Smith (Concert Hall). Il serait souhaitable que l’éditeur trouve un moyen d’inclure cet enregistrement, car il a été approuvé par le compositeur

-Tchaïkovsky Eugène Onegine (extraits en anglais) Frank Guarrara, Richard Tucker, Lucine Amara, Rosalind Elias, Giorgio Tozzi  – Metropolitan Opera Orchestra (Book of the Month Club).

-Wagner Walküre (extraits) avec Ramon Vinay, Marianne Schech, Norman Scott, Hermann Uhde et Blanche Thebom  –  Metropolitan Opera Orchestra (Book of the Month Club).

On se réjouira tout particulièrement de voir enfin republier tous ses enregistrements avec le Minneapolis Symphony Orchestra, que Columbia a très peu réédités. La plupart n’ont été rendus accessibles que grâce aux efforts conjoints du petit éditeur Nickson et de l’orchestre, mais ces CD publiés dans les années 90 sont maintenant pratiquement  introuvables.

Ce que Mitropoulos a enregistré pour le disque  (une seule symphonie de Beethoven, de Mahler ou de Prokofiev, aucune symphonie ni aucun concerto de Brahms, pratiquement pas d’opéras etc..), est très loin de représenter son vaste répertoire  et on ne peut que souhaiter qu’un effort de même ampleur soit consenti pour regrouper ses enregistrements publics, dont beaucoup ont certes été publiés, mais ces éditions ne sont pas récentes en tendent à devenir de plus en plus difficiles à trouver.

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It was no longer hoped, but SONY Classical has just announced an important Boxset to be published in April 2022. It will be comprised of all the recordings made by Dimitri Mitropoulos for Columbia and RCA.

For some  recordings, e.g. concertos with Isaac Stern and Zino Francescatti, performances with other conductors are offered as a complement.

The Boxset gives the excerpts of Boris Godounov that were recorded for the « Book of the Month Club ». Unfortunately, no other recording made for other firms are to be found, especially:

Bach-Casella Chaconne  & Malipiero Symphony n°7 « Delle Canzoni » RAI Orch. Torino (Cetra Soria)

-Prokofiev Overture on Hebrew Themes  Op.34 & Quintet in G major Op.39  – Howard Swanson Night Music   D. Mitropoulos, cond. « The New York Ensemble of the Philharmonic Scholarship Winners » (US Decca).

-Puccini Madama Butterfly (slightly abridged) Dorothy Kirsten, Mildred Miller, Daniele Barioni – Metropolitan Opera Orchestra (Book of the Month Club)

-Puccini Tosca (complete) with Dorothy Kirsten, Daniele Barioni, Frank Guarrera, Salvatore Baccaloni  – Metropolitan Opera Orchestra (Book of the Month Club)

-Schoenberg Serenade Op.24 Warren Galjour, Baryton, Louis Krasner, Ralph Mersh, Seymour Barab, Clark Brody, Eric Simon, Sal Piccardi, John Smith (Concert Hall). Let’s hope the editor will find a way to include it, since it was approved by the composer.

-Tchaïkovsky Eugene Onegin (excerpts in English) Frank Guarrara, Richard Tucker, Lucine Amara, Rosalind Elias, Giorgio Tozzi – Metropolitan Opera Orchestra (Book of the Month Club).

-Wagner Walküre  (excerpts) with Ramon Vinay, Marianne Schech, Norman Scott, Hermann Uhde and Blanche Thebom –  Metropolitan Opera Orchestra (Book of the Month Club).

it is a major event to see back in the catalog all his recordings with the Minneapolis Symphony Orchestra, which Columbia only sparcely reissued, . Most of them had been made available thanks to the joint efforts of the small firm Nickson and of the orchestra, but this dates back to the 90’s and these CDS are now almost impossible to find.

Mitropoulos commercial recordings (only one symphony by Beethoven, Mahler or Prokofiev, no symphony and no concerto by Brahms, almost no opera etc..) are very far from representing his very large repertoire, and let’s hope that an effort of the same scope will be made to publish together his public recordings. Many of them have already been published, but these editions are not recent and have become  more and more difficult to find.

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Le contenu du coffret (69 CD) est le suivant/ The content of the Boxset is as follows:

CD1- Liszt, Arr. Busoni:Rhapsodie Espagnole, S.254 – Borodin: Symphony No 2 in B Minor, Op. 5 Minneapolis Symphony Orchestra

CD2- Mozart: Thamos, König in Ägypten, K.345/336a: Entr’acte No. 1 – Entr’acte No. 2 –  Grieg: 2 Elegiac Melodies, Op. 34 – Bach, J.S., Arr. L. Weiner: Toccata, Adagio & Fugue in C Major, BWV 564 – Lully, Arr. Mottl: Ballet du temple de la paix, LWV 69 – Dvořák: Slavonic Dances, Op. 46 n°1 & 3 – Chabrier: Joyeuse marche – Meyerbeer: Le prophète, Act III: Coronation March Minneapolis Symphony Orchestra

CD3-Bach, J.S., Arr. Mitropoulos: Fantasia and Fugue in G Minor, BWV 542 « Great »
Bach, J.S., Arr. H. Bösenroth: Choral Prelude for Organ BWV 680 « Wir glauben all’ an einen Gott »  – Glazunov: Overture on Three Greek Themes, Op. 3, No. 1    Ravel, Arr. Chardon: Piece en Forme de Habanera Minneapolis Symphony Orchestra

Glazunov, Arr. Rogal-Lewitzsky: Chopiniana – Suite for Orchestra based on Piano Pieces by Frederic Chopin, Op. 46 – Robin Hood Dell Orchestra

CD4 -Mozart: Concerto No. 10 in E-Flat Major for Two Pianos and Orchestra, K. 365 – Vitya Vronsky & Victor Babin Robin Hood Dell Orchestra
Piano Concerto No. 7 in F Major for Three Pianos and Orchestra, K.242 « Lodron Concerto » Rosina Lhevinne, Vitya Vronsky & Victor Babin Little Orchestra Society (Thomas Scherman)

CD5 – Milhaud: Le boeuf sur le toît, Op. 58 – Ravel: Le tombeau de Couperin, M. 68a – Couperin, Arr. Milhaud: Overture and Allegro from « La Sultane Suite » Minneapolis Symphony Orchestra
Rabaud: La procession nocturne, Op. 6 – New York Philharmonic

CD6 – Chausson: Symphony in B-Flat Major, Op. 20 – Walton: Portsmouth Point Overture Minneapolis Symphony Orchestra

CD7 – Puccini: Manon Lescaut, Act III: Intermezzo – Mascagni: Cavalleria rusticana, Act II: Intermezzo Wolf-Ferrari: I gioielli della Madonna (The jewels of the Madonna). Act II: Intermezzo; Act III: Intermezzo – Menotti: Sebastian (Ballet Suite) Robin Hood Dell Orchestra
Massenet: Scènes Alsaciennes Suite No. 7 Minneapolis Symphony Orchestra

CD8 – Rachmaninoff: The Isle of the Dead, Op. 29 – Vaughan-Williams: Fantasia on a Theme by Thomas Tallis Minneapolis Symphony Orchestra

CD9- Mahler: Symphony No. 1 in D Major « Titan » – Minneapolis Symphony Orchestra

CD10 – Tchaikovsky: Symphony No. 2 in C Minor, Op. 17 « Little Russian » – Minneapolis Symphony Orchestra

CD11 – Khachaturian: Piano Concerto in D-Flat Major, Op. 38 – Rubinstein: Piano Concerto No. 4, Op. 70 Oscar Levant – New York Philharmonic

CD12 – Tchaikovsky: Piano Concerto No. 1 in B-Flat Major, Op. 23 (Remastered 1999) Artur Rubinstein – Minneapolis Symphony Orchestra

CD13 – Poulenc: Concerto in D Minor for Two Pianos and Orchestra Arthur Whittemore & Jack Lowe RCA Victor Symphony Orchestra

Brahms: Variations on a Theme by Haydn, Op. 56b for Two Pianos – (Arthur Whittemore & Jack Lowe)

CD14 – Sessions: Symphony No. 2 – Gould: Philharmonic Waltzes  New York Philharmonic
Lalo: Le roi d’Ys: Overture – Siegmeister: Ozark set  Minneapolis Symphony Orchestra

CD15 – Schumann: Symphony No. 3 in E-Flat Major, Op. 97 « Rhenish »
Weinberger: Schwanda the Bagpiper – Gould: Ministrel Show Minneapolis Symphony Orchestra

CD16 – Rachmaninoff: Symphony No. 2 in E Minor, Op. 27 Minneapolis Symphony Orchestra

CD17 – Franck: Symphony in D Minor, FWV 48 Minneapolis Symphony Orchestra

CD18 – Tchaikovsky: Symphony No. 4 in F Minor, Op. 36 Minneapolis Symphony Orchestra

CD19 – Beethoven: Symphony No. 6 in F Major, Op. 68 « Pastorale » Minneapolis Symphony Orchestra

CD20 – Mendelssohn: Symphony No. 3 in A Minor, Op. 56, « Scotch » – Capriccio brillant in B Minor, Op. 22 Joanna Graudan, piano – Octet in E-Flat Major, Op. 20: III. Scherzo. Allegro leggierissimo Minneapolis Symphony Orchestra

CD21 – Dukas: L’Apprenti sorcier in F Minor – Rimsky-Korsakov: The Golden Cockerel (Suite) Prokofiev: Symphony No. 1 in D Major, Op. 25 « Classical » – Glière: Red Poppy Ballet Suite: Russian Sailor’s Dance Minneapolis Symphony Orchestra

CD22 – Schumann: Symphony No. 2 in C Major, Op. 61
Rimsky-Korsakov: The Golden Cockerel (Suite); Bridal Procession Minneapolis Symphony Orchestra

CD23 – Chopin: Piano Concerto No. 1 in E Minor, Op. 11 Edward Kilenyi – Minneapolis Symphony Orchestra

CD24 – Brahms: Variations on a Theme by Haydn, Op. 56a « St. Anthony’s Choral »
Weber: Jubel-Ouvertüre, Op. 59 – Beethoven: Coriolan Overture, Op. 62 Leonore Overture No. 3 in C Major, Op. 72a  Minneapolis Symphony Orchestra

CD25 – Bloch: Schelomo – Hebraic Rhapsody for Cello & Orchestra
Saint-Saëns: Cello Concerto No. 1 in A Minor, Op. 33 Leonard Rose New York Philharmonic

CD26 – Stravinsky: Petrushka (1911 Version)- New York Philharmonic

CD27/28 – Berg: Wozzeck, Op. 7 Mack Harrell, Eileen Farrell, Joseph Mordino, Ralph Herbert, David Loyd New York Philharmonic

CD29 -Debussy: La Mer New York Philharmonic
Debussy: Images pour orchestre, L. 122, No. 2 – Philadelphia Orchestra (Ormandy)

CD30 – Schoenberg: Erwartung, Op. 17 Dorothy Dow New York Philharmonic
Krenek: Symphonic Elegy for String Orchestra (In Memoriam of Anton Webern)
Schoenberg: Verklärte Nacht, Op. 4 Strings of the New York Philharmonic

CD31 – Bruch: Concerto No. 1 in G Minor for Violin and Orchestra, Op. 26 – Saint-Saëns Concerto No. 3 in B Minor for Violin and Orchestra, Op. 61 Zino Francescatti New York Philharmonic
Beethoven: Romance for Violin and Orchestra in G Major, Op. 40 & in F Major, Op. 50 Zino Francescatti Columbia Symphony Orchestra (Jean Morel)

CD32 – Gould: Fall River Legend Ballet Suite – Couperin, Arr. Milhaud: Overture and Allegro from « La Sultane Suite » – Travis: Symphonic Allegro New York Philharmonic
Gottschalk: Cakewalk Ballet Suite Philadelphia Orchestra (Ormandy)

CD33 – Berlioz: Roméo et Juliette, Op. 17, H 79 (Orchestral) – New York Philharmonic

CD34 – Prokofiev: Concerto No. 2 in G Minor for Violin and Orchestra, Op. 63 Zino Francescatti New York Philharmonic
Bach, J.S.: Violin Concerto No. 2 in E Major, BWV 1042 Zino Francescatti Cleveland Orchestra (Szell)
Prokofiev: Concerto No. 3 for Piano and Orchestra in C Major, Op. 26 Dimitri Mitropoulos piano & cond. Robin Hood Dell Orchestra

CD35 – Scriabin: Symphony No. 4, Op. 54 « Le Poème de l’extase » Promethée, le poème du feu, Op. 60 New York Philharmonic

CD36 – Shostakovich: Symphony No. 5 in D Minor, Op. 47 New York Philharmonic

CD37 – Ippolitov-Ivanov: Caucasian Sketches, Suite No. 1, Op. 10 – Borodin, Arr. Rimsky-Korsakov: Prince Igor, Act II: Polovtsian Dances – In the Steppes of Central Asia New York Philharmonic

CD38 – Schoenberg: Concerto for Violin and Orchestra, Op. 36 Louis Krasner New York Philharmonic
Berg: Concerto for Violin and Orchestra « To the Memory of an Angel » Louis Krasner Cleveland Orchestra (Rodzinski)

CD39 – Mendelssohn: Symphony No. 3 in A Minor, Op. 56, « Scotch » Symphony No. 5 in D Major, Op. 107 « Reformation » Die Hebriden, Op. 26 -Ruy Blas, Op. 95: Overture New York Philharmonic

CD40 – Mennin: Symphony No. 3 New York Philharmonic
Riegger: Symphony No. 3 in G Major, Op. 42 Rochester Philharmonic Orchestra (Hanson)

CD41 – Shostakovich: Symphony No. 10 in E-Minor, Op. 93 New York Philharmonic

CD42 – Berlioz: Les nuits d’été, Op. 7 – Eleanor Steber Columbia Symphony Orchestra
Berlioz: La captive, H 60 – Le jeune Pâtre breton, H 65 – Zaïde (Boléro), Op.19 No. 1 –Eleanor Steber Columbia Symphony Orchestra (Jean Morel)

CD43 – Mendelssohn: Violin Concerto in E Minor, Op. 64
Tchaikovsky: Violin Concerto, Op. 35 Zino Francescatti New York Philharmonic

CD44 – Borodin: Symphony No. 2 in B Minor, Op. 5
Tchaikovsky: Orchestral Suite No. 1, in D Minor, Op. 43 (3rd movement « Intermezzo » omitted) New York Philharmonic

CD45 – Tchaikovsky: Symphony No. 5 in E Minor, Op. 64 New York Philharmonic

CD46 – Shostakovich: Violin Concerto No. 1 in A Minor, Op. 99 David Oïstrakh New York Philharmonic

CD47 – Beethoven: Piano Concerto No. 5 in E-Flat Major, Op. 73 « Emperor » Robert Casadesus New York Philharmonic
Bach, J.S.: Concerto for 3 Pianos in D Minor, BWV 1063  Robert, Gaby & Jean Casadesus New York Philharmonic

CD48 – Prokofiev: Lieutenant Kijé Suite, Op. 60 (Symphonic suite for Orchestra)
Kodály: Háry János Suite New York Philharmonic

CD 49 – Saint-Saëns: Danse macabre, Op. 40 – Le rouet d’Omphale, Op. 31 – Phaëton, Poème symphonique, op. 39 – La jeunesse d’Hercule – Poème symphonique New York Philharmonic

CD50 – Vaughan-Williams: Symphony No. 4 in F Minor New York Philharmonic  – Fantasia On A Theme by Thomas Tallis – Strings of the New York Philharmonic

CD51 – Schuller: Symphony for Brass and Percussion, Op. 16 Brass Ensemble Of The Jazz And Classical Music Society

J.J. Johnson: Poem For Brass – John Lewis: Three Little Feelings – Jimmy Giuffre: Pharaoh (cond: Gunther Schuller)

CD52 – Kirchner: Piano Concerto No. 1 Leon Kirchner New York Philharmonic
W. Schuman: Credendum – Article of Faith Philadelphia Orchestra (Ormandy)

CD53 – Falla: Noches en los Jardines de España Robert Casadesus El sombrero de tres picos, Suite No.2 New York Philharmonic

CD54 – Dukas: L’Apprenti sorcier – Weinberger: Schwanda the Bagpiper – Strauss, R.: Salome, Op. 54: Dance of the 7 Veils – Liszt: Les préludes, S.97 New York Philharmonic

CD55 – Tchaikovsky: Symphony No. 6 in B Minor, Op. 74 « Pathétique » New York Philharmonic

CD56: Prokofiev: Violin Concerto No. 1 in D Major, Op. 19 Isaac Stern New York Philharmonic
Prokofiev: Violin Concerto No. 2 in G Minor, Op. 63 Isaac Stern New York Philharmonic (Bernstein)

CD57/58 – Barber: Vanessa, Op. 32 Eleanor Steber, Nicolaï Gedda, Rosalind Elias, Regina Resnik, Giorgio Tozzi Metropolitan Opera Orchestra & Chorus

CD59 – Prokofiev: Romeo and Juliet Ballet, Op. 64 (Excerpts) New York Philharmonic

CD60/61 – Mussorgsky: Boris Godunov (In English – Abridged) Giorgio Tozzi, Charles Kullman, Norman Scott, Albert da Costa, Nell Rankin Metropolitan Opera Orchestra & Chorus

CD62 – Berlioz: Symphonie Fantastique, Op. 14 New York Philharmonic

CD63 – Tchaikovsky: Slavonic March, Op. 31 – Capriccio Italien, Op. 45
Mussorgsky: Night On Bald Mountain Skalkottas: Four Greek Dances New York Philharmonic

CD64 – Verdi: Un Ballo in Maschera (Abridged) Zinka Milanov, Marian Anderson, Roberta Peters, Jan Peerce, Leonard Warren Metropolitan Opera Orchestra

CD65 – Lalo: Symphonie Espagnole Zino Francescatti New York Philharmonic
Walton: Concerto for Violin and Orchestra Zino Francescatti- The Philadelphia Orchestra (Ormandy)

CD66 – Hindemith: Sonata for Oboe and Piano Harold Gomberg, Dimitri Mitropoulos
Löffler: 2 Rhapsodies for Oboe, Viola and Piano (Remastered) – Harold Gomberg, Milton Katims, Dimitri Mitropoulos

CD67 – Beethoven: Piano Concerto No. 3 in C Minor, Op. 37 Jean Casadesus New York Philharmonic
Mozart: 9 Variations on a Minuet by Jean Pierre Duport, K. 573 (Casadesus)

CD68/69 Verdi Un Ballo in Maschera Zinka Milanov, Marian Anderson, Roberta Peters, Jan Peerce, Robert Merrill Metropolitan Opera Orchestra & Chorus (complete)

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Furtwängler – Retour sur l’Édition SACD d’EMI Japan (2011)

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La firme Warner a fait procéder en 2020-2021 à une re-numérisation (24bits/192KHz) des disques et des bandes des enregistrements de Furtwängler réalisés pour des firmes de disque depuis 1926, ce y compris Polydor, Telefunken, DGG et Decca, sans utiliser de fichiers provenant de numérisations antérieures.

En 2011, EMI avait, avec son équipe des studios d’Abbey Road, procédé à une telle numérisation (24bits/96KHz) en vue d’une édition EMI de référence sous forme de SACD publiés au Japon. Certains fichiers HD ont également été un certain temps accessibles au public en téléchargement. En dix ans, temps qui sépare les deux projets, la technique a très peu évolué, et la différence entre les deux formats n’implique qu’une différence de qualité que l’on pourrait qualifier de marginale, mais par contre, les bandes de Furtwängler ont été enregistrées entre 1949 et 1954, et dix ans de plus, cela compte.

A l’époque, EMI avait publié ceci:

Comme c’est maintenant le cas pour le coffret Warner, une vidéo avait été mise en ligne, dans laquelle Simon Gibson expliquait sobrement les étapes de la production qui reprennent le schéma ci-dessus. Pour la revoir, cliquer ICI

De la comparaison entre les deux processus réalisés à dix ans d’intervalle, on peut tirer les remarques suivantes:

I- Les programmes de publication ne sont pas les mêmes dans les deux cas, l’Édition SACD s’étant intéressée également à des enregistrements d’origine radiophonique déjà publiés par EMI (Symphonies de Brahms et de Bruckner etc…), et ayant omis un certain nombre d’enregistrements EMI d’œuvres enregistrées plus d’une fois (Beethoven Symphonies n°3 & 4, Brahms n°1 etc…).

II- La procédure de recherche des disques et des bandes « master » et la comparaison des différentes sources est essentiellement la même dans les deux cas. Toutefois, en 2020-2021, la recherche a été plus poussée et a permis de trouver d’autres bandes et des prises inédites réalisées lors de séances d’enregistrement.

III- Le temps semble avoir fait son œuvre. Alors qu’en 2011, S. Gibson faisait état de bandes « en général en bon état », en 2020-2021, on parle d’un certain nombre d’allers et retours fiévreux avec les Archives de Hayes (Middlesex) pour trouver des bandes exploitables. N’aurait-il pas été plus simple d’utiliser certaines des « copies numériques droites » réalisées en 2011, qui après tout avaient également été réalisées dans un but d’archivage?

IV- Pour la Symphonie n°7 de Beethoven (WPO-1950), l’Édition de 2011 a utilisé pour la première fois les bandes « master » comportant les prises sélectionnées mises bout à bout, mais non montées, de préférence aux bandes « master » ayant servi pour graver les 33t. et un montage numérique entre ces différentes prises s’était avéré nécessaire (voir la vidéo entre 14′ et 17′). L’affirmation de Warner a être le premier à ne plus utiliser les anciennes bandes « master » ayant servi pour les 33t. est donc infondée. L’édition de 2021 est repartie des prises originelles qui ont été retrouvées dans les Archives. Que sont donc devenues les excellentes bandes « master » utilisées en 2011? A moins qu’il s’agisse plus ou moins des mêmes.

V- Simon Gibson mentionne (vidéo à partir de 11’30 ») qu’au début des enregistrements de Furtwängler sur bandes magnétiques (à partir d’août 1949 en ce qui le concerne), les prises entre les derniers mois de 1949 (donc à Lucerne) et le début de 1950 (donc à Vienne) étaient faites par sections de 4′ environ correspondant à la durée d’une face 78t., mais en raison du caractère encore expérimental de l’utilisation de la bande, la gravure de matrices 78t. était également réalisée simultanément in situ. En d’autres termes, il fallait transporter les deux équipements sur place. Ce n’est qu’ensuite que le magnétophone a été utilisé à lui seul. Les informations du coffret Warner ne sont pas conformes à ce schéma. On notera que pour l’Édition SACD, certaines prises expérimentales sur bande faites à Vienne en 1950 ont ainsi été utilisées pour la première fois.

VI- Pour reporter des faces de 78 tours à partir des matrices métalliques d’origine, la pratique a longtemps été de procéder à des pressages vinyles, beaucoup plus silencieux que la gomme laque utilisée pour presser les disques commerciaux, et ensuite de les lire. En 2011, la technique employée, qui donnait des résultats incomparablement supérieurs, était de lire directement les matrices métalliques avec des pointes de lectures spéciales.

VII- Une dernière précision. S’il s’avère que, pour la Septième de Beethoven, EMI est bien parti en 2011 de la bande master, cela a été également le cas à la même époque pour la Quatrième de Schumann (DGG-Japon)* et dans les deux cas le son des SACD s’avère excellent.

Cet article permet de rendre un juste hommage à l’équipe d’Abbey Road qui a fait un énorme travail de pionnier concernant le legs discographique de Furtwängler, en regrettant profondément qu’elle ait été démantelée.

    * Cliquer ICI (Paragraphe III)